Dernière escale - Portland, ville où il fait bon vivre paraît-il, (à part la pluie?) restaurants vegan, thaï et Cie, pub/bar/café sympathoches, ambiance tamisée, livres et piano au rendez-vous, ça manque de chien ? ou c'est seulement trop Olympia et ses Greeners, ses do-gooders (petit jargon appris de nos chasseurs et hôtes le temps d'un dîner basque, de ces personnes par exemple qui ne veulent pas qu'on touche aux chevaux "sauvages" qui portent malgré tout des "shoes",et qui pullulent dans le desert)...
dimanche 17 janvier 2010
Traversée le temps d'une fin d'après-midi
Entre Nevada et Oregon. Nous n'en revenions pas, des hameaux croisés (où il faut klaxonner, appeler, où aller cercher dans les champs les pompistes) de la lumière, du temps changeant (se cache un passage sous la neige au milieu des photos, de même qu'il se cachait entre deux étendendues baignées de soleil entre les nuages)Le coup de foudre du Névada
Émerveillement sans fin, lande désertique et désertée par les humains - les villes ,il y eût un temps à la croisée des routes, acceuillant bergers et convoyeurs, se vident, quelques Basques épars, de jeunes personnes sans trop de raison d'être là à part d'y être nées - que des Frenchies passent le réveillon dans la ville de Winnemucca en a surpris/fait rire plus d'un ("You took the wrong turn!!ahahaa"), tandis que nous goûtions la rencontre des ces lieux et habitants insoupçonnés et chaleureux quelque part (bizarres, aussi, un peu toqués, étroits). L'espace grand ouvert devant et rien, rien que de la terre, avec une lumière crépusculaire à certains moments, auréolée à d'autres, et parfois des puits de lumière qui tombent tout droit du ciel.San José, Jasper, et les freins
Mais à San Fransisco, nous avions également un point de chute. Plus exactement à San José, dans la banlieue de Friso, et sans GPS, n'est-ce pas...San José...mmmhh...San josé, il fallait y être pour comprendre la perversité machiavélique de la ville, San José, la ville qui faillit nous rendre chèvre, San José, la ville où nous perdîmmes notre latin et notre Nord, San José, la ville où nous pûmes tester nos nouveaux freins (ces voies qui sont mal éclairées!!). Car finissant par trouver la maison de Jasper, il nous proposa de faire une mission mécano le lendemain sous la directive de son grand-père mexicain et ancien garagiste. Longue journée, ardu labeur, bons souvenirs et freins qui marchent...(malgré quelques petites imperfections)Et sur les Routes...

... nous étions partis. Après un crochet dans les montagnes - inattendues - de Crater Lake et leurs routes soudainement enneigées, verglacées, perdues, pour arriver à White City - la ville qui ne mentait pas - nous avons dirigé les roues du CK vers des endroits plus hospitaliers, vers la Côte. De rencontres ( Romain guettait les autostoppeurs pour saisir sa chance - tous du même type, cheveux mi-longs, barbe de quelques jours, gros backpack et treillis, avec, parfois, un chien - lorsqu'enfin un s'est présenté - sans chien-, que je n'ai pas concrètement dit Non, nous avons fait la connaissance -ça a pris du temps- de Mister...j'ai oublié son nom. Voyageur/vagabond, plus habitué aux camions qu'aux Frenchies dans une Plymouth, avare en mots qui s'est révélé plus causant une fois lancé dans la narration épique, voire mystique de ses (mes)aventures...) en détours (pour fuir les villes/trous glauques), nous avons découvert les routes magnifiques qui serpentent vers ou le long de la côte, ne trouvant sur notre route que lièvre fou et nappes de brouillard. Traversant les forêts ancestrales des Redwoods - dont les photos ne donnent pas idée de la majesté - nous poursuivions allègrement notre route vers "toujours plus loin", et d'abord San Fransisco. Malheureusement, un coup du sort nous attendait. Confiant innocemment la voiture à Midas pour changer l'huile, nous devions découvrir en revenant une voiture hissée dans les airs et sans roues. Ils étaient formels, nos freins pouvaient lâcher à tout instant. Assomés par la nouvelle (et la facture) nous hésitions devant la marche à suivre. L'absence de pièces de rechange disponibles résolut la chose, et devant le pont de San Fransisco, nous fîmmes un point "Fuck the bad luck"... (car oui, il y eut sur notre route en ce mois de décembre quelques mauvaises surprises et moments difficiles). Fuck the bad luck et keep fighting donc...
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